| Publié le 22 février 2019

3 secrets d’une éducation équilibrée

3 secrets d’une éducation équilibrée

5 min de lecture En tant que parent, vous pouvez vous inquiéter pour des milliers de raisons. Mais finalement, l’éducation tourne surtout autour de ces trois piliers : créer un attachement “sécure”, apporter une attention consciente et poser des limites. Donc, laissez tomber cette fête d’anniversaire parfaite, et donnez-vous-en plutôt à coeur joie avec vos enfants lors de batailles de polochons.

1) Attachement

Se faire des confidences avant d’aller dormir, chanter ensemble à vélo, faire un bisou après une chute… Lorsqu’un enfant se sent pris en considération, son attachement est “sécure”. Et c’est là la source la plus puissante de l’éducation, le lien que nous tissons avec nos enfants, estime l’américain Jim Furrow, psychologue et professeur spécialisé dans la famille : « C’est par l’intermédiaire de ce lien que vous transmettez votre amour, votre attention et votre sagesse à votre enfant. » Le terme  l’attachement a été inventé au milieu du siècle dernier par le psychiatre anglais John Bowlby. Un nouveau-né dépend entièrement de ceux qui prennent soin de lui et a donc un besoin inné de tisser avec eux un lien fort, avait-il constaté. Un enfant peut clairement exprimer ses besoins, d’abord par des pleurs, puis par des mots. Si ses parents y réagissent de façon conséquente, il peut développer un attachement sécure. Ce dont vous avez besoin, c’est d’être réactif et réceptif, et heureusement, ce sont des qualités dont nous disposons en grande partie naturellement. « Cela signifie que vous êtes  impliqué auprès de votre enfant et attentif à ce qu’il ressent, explique Berry Aarnoudse, psychothérapeute spécialisé dans la thérapie relationnelle et familiale. Un parent réactif fait remarquer qu’il comprend son fils ou sa fille. Et il indique à son enfant qu’il peut se confier à lui. » Au cours des mois qui suivent la naissance, cela signifie réagir aux pleurs du bébé en le consolant ou en le nourrissant, et aussi mettre des mots sur ce que voit l’enfant.

2) Attention 

Les enfants apprennent à se connaître par le biais de l’attention – ce que l’on appelle également “l’effet miroir” – qui leur est accordée par leurs parents et les autres personnes qui prennent soin d’eux. Ces moments, souvent spontanés, surviennent sans que vous en soyez véritablement conscient, par exemple quand vous êtes penché au-dessus du parc du bébé et que vous suivez ensemble un mobile des yeux. Sans s’en rendre forcément compte, les parents imitent souvent les expressions du visage de leur bébé et les sons qu’il émet. Grâce à cette attention, l’enfant apprend à sentir son “moi”, à partir duquel il interagit avec le monde extérieur et auquel il peut revenir quand il est rassasié de nouvelles impressions, ou quand ses parents n’ont pas de temps pour lui pendant un moment. Les enfants essaient aussi d’attirer l’attention de leurs parents en indiquant les choses qu’ils remarquent ou en disant : « Regarde ! », « Écoute ! », « Touche ! » Pour eux, les petits moments de connivence sont déjà une récompense : regarder ensemble un avion dans le ciel, ramasser une feuille dans la rue. C’est ce que l’on appelle “l’attention conjointe”. Lorsque les parents accordent de l’attention à quelque chose, de concert avec leur enfant, cela l’aide à intensifier sa concentration.

3) Poser des limites 

La plupart des parents sont entièrement conscients du fait qu’il n’est pas bon pour leur progéniture qu’ils disent “oui” tout le temps, parce qu’à long terme, cela n’engendre que confusion et manque de confiance en soi. Mais il est parfois compliqué de poser des limites claires – et de s’y tenir. Pour cela, de quoi avez-vous besoin en tant que parents ? De deux choses, déclare la psychologue Annette Kast. Premièrement : accordez surtout de l’attention à ce qui marche bien et dites-le à vos enfants. Ces encouragements, ces compliments et cet amour contrebalancent les exigences et les règles “ennuyeuses”. Deuxièmement : réfléchissez aux limites qui sont vraiment importantes pour vous, et identifiez pourquoi. Si, par exemple, vous estimez essentiel d’avoir la soirée pour vous, vous pouvez adopter cette règle : « Avant de dormir, nous lisons une histoire. Ensuite, papa et maman sortent de ta chambre et toi, tu y restes et tu es silencieux. » Si votre enfant entre en fureur tous les soirs au moment de dîner, vous pouvez utiliser cette règle : « Je décide de ce qu’on mange et tu peux décider de combien tu veux en manger. » Vous ne pouvez poser des limites utiles et vous y tenir que lorsque vous savez quel résultat vous voulez obtenir. Pour être clair envers les enfants, il est aussi essentiel d’utiliser des mots explicites et positifs selon la psychologue. « Je veux que tu éteignes l’ordinateur » marche mieux que « À mon avis, tu t’abîmes les yeux devant cet ordinateur. » Les formulations positives sont mieux comprises que les négatives. Au lieu de dire : « Ne marche pas sur la route ! », mieux vaut dire « Marche sur le trottoir ! »

Article complet à retrouver dans notre numéro 24.

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