| Publié le 10 janvier 2020

Mary Poppins et moi

Mary Poppins et moi

3 min de lecture Il était une fois Mary Poppins. Ma star. Certains croient qu’il ne s’agit que d’un conte merveilleux de l’enfance où une gouvernante magicienne enchante la vie de deux jeunes enfants. C’est la version “yeux écarquillés” de ce film initiatique. Initiatique ? Oui, car Mary Poppins se décode comme un film aux multiples messages. Presque toutes les scènes en contiennent un, chaque parole de chanson pourrait devenir un mantra, chaque mise en scène est une source d’inspiration.

Déjà, comprenons le message de base de ce film, celui qui se décline de la première à la dernière image : on ne peut changer le monde mais on peut changer son regard sur le monde et c’est ça qui change tout ! Vous voyez ? C’est très fort !

Parmi tout ce que je pourrais vous raconter, et je le ferai, promis, concentrons-nous sur l’une des scènes cultes de ce film enchanté. C’est le début de l’histoire : Mary Poppins débarque dans cette nouvelle famille, s’installe dans sa chambre.
À son bras, son indescriptible sac en toile de tapisserie. Et hop ! le sac est posé sur la table et, sous les yeux écarquillés des deux enfants ébahis
et incrédules, Mary Poppins en sort d’innombrables objets, tous plus improbables les uns que les autres : un lampadaire, une patère, un imposant miroir en bois doré, une plante en pot… Pourtant, le sac semble totalement vide. Les enfants l’explorent, le retournent, cherchent sous la table une supercherie… Mais ce sac déploie, encore et encore, tous ses trésors… Et Mary Poppins réplique aux enfants incrédules : « Ne jamais juger les choses d’après leur apparence. »

Quelle magnifique métaphore ! Oui, nous avons tous des ressources au plus profond de nous. Même si nous ne les voyons pas, même si nous nous sentons vidés, même si nous avons cette impression douloureuse d’avoir touché le fond. Nos ressources sont là, toujours là, tapies dans les replis de nous-mêmes. Nous pouvons tous puiser en nous, au creux de nous, et refaire surgir nos mille merveilles que nous croyions enfouies à jamais, disparues pour toujours. Juste ressentir, là, juste là, tout est là. //

Jeanne Siaud-Fachin est psychologue clinicienne et psychothérapeute, fondatrice des centres Cogito’Z. Dans son dernier livre, S’il te plaît aide-moi à vivre (Odile Jacob, 2018), elle expose les fondements de la psychologie des ressources, une psychologie qui intègre les apports de multiples champs théoriques, scientifiques, cliniques, une psychologie de l’engagement, qui assume la culture du résultat et qui permette à chacun d’être sur le chemin qui est le sien. 

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