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Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, d’Arnaud Viard

Quand l’écran devient miroir de nos émotions

À l’affiche le 22 janvier, “Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part” nous plonge dans l’intimité d’une famille dysfonctionnelle mais ô combien attachante.

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, d’Arnaud Viard

Caméra complice de nos petits riens
Face au grand écran, il est parfois plus facile d’accepter les couleurs vives de nos émotions que dans la vraie vie. Le cinéma a ce pouvoir d’offrir un décor de substitution où se fondre, des personnages en qui se reconnaître sans être tout à fait soi. Il devient alors ce miroir déformant mais révélateur de nos joies, nos doutes, nos petites et grandes tristesses.

La devise ? Une famille bien imparfaite
C’est très justement ce que capte Arnaud Viard dans ce film patchwork inspiré d’Anna Gavalda. Il y tricote avec tendresse les fils de 5 personnages que tout oppose, mais qui forment malgré tout une famille soudée. Autour d’Aurore, la mère septuagénaire, gravitent ses 4 enfants, chacun paré d’ombres et de lumières bien à soi.

Jean-Pierre, l’aîné, porte la réussite professionnelle comme un costume trop grand pour lui. Juliette, éternelle hésitante, attend peut-être enfin son tour de connaître les affres de la maternité. Mathieu, l’anxieux, se love dans sa routine, guettant l’arrivée d’un grand amour. Enfin la cadette Margaux, libre et passionnée, mais qui devra parfois ravaler ses idéaux.

Autant de fragilités et de forces qui résonnent en chacun de nous. Elles disent l’incandescence de l’existence, la fuite du temps, nos rêves enfouis et ceux qu’il n’est pas trop tard de rattraper. Une ode, aussi, à l’amour fraternel, dernière arme contre la désillusion.

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Une chose est sûre, face à ce doux portrait de famille chaosbelle, on repart apaisé, comme bercé par la promesse : “un jour, quelqu’un m’attendra quelque part…”


Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, réalisé par Arnaud Viard, avec J.-P. Rouve, A. Taglioni, B. Lavernhe, C. Rowe, E. Zylberstein, A. Clément. Sortie le 22 janvier.