Trois conseils pour garder l’esprit jeune

Trois conseils pour garder l’esprit jeune

4 min de lecture La démence sénile est-elle courante dans votre famille ? Aménager votre vie de façon plus saine peut vraiment faire la différence. Même à un âge avancé, ont montré des études récentes. Trois conseils pour garder l’esprit jeune.

1 Remuez vos méninges

Manger selon la règle des cinq fruits et légumes par jour, bouger de façon moyennement intensive au moins une demi-heure par jour, apprendre régulièrement de nouvelles choses et mener une vie sociale active : cela réduit véritablement le risque de souffrir de démence sénile. Ce sont les conclusions d’une étude finnoise, au cours de laquelle plus de 500 personnes de plus de 60 ans, plus exposées à la démence sénile, suivirent un programme spécifique pendant deux ans. Elles reçurent des conseils alimentaires personnels, suivirent des séances d’activité physique, une formation cognitive et des réunions d’information au cours desquelles elles pouvaient également nouer de nouveaux contacts. Un groupe témoin ne reçut que des conseils généraux. Au bout des deux ans, les participants au programme spécifique avaient beaucoup moins régressé que le groupe témoin. C’était même le cas de ceux qui avaient des propensions génétiques à la démence sénile.

Activez un peu votre coeur

Tous les types de mouvements sont bons, mais les efforts physiques mesurés, qui font battre votre cœur un peu plus vite, sont les plus bénéfiques pour votre cerveau. C’est ce que montre une liste récente de dix-neuf études. Selon leurs résultats, un entraînement physique intensif est moins efficace qu’une promenade quotidienne à l’heure du déjeuner. Si ce n’est pas possible, prenez en tout cas l’escalier au lieu de l’ascenseur et garez votre voiture un peu plus loin. Ou effectuez avant de dormir trente profondes flexions des genoux et passez plus souvent l’aspirateur à fond dans la maison.

3 Mangez plus de curry

La curcumine, le colorant jaune issu de la racine de curcuma, n’est pas seulement un anti-inflammatoire ; elle semble aussi freiner la formation dans le cerveau de plaques amyloïdes, dites aussi “plaques séniles”, présentes chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Pour en apprendre un peu plus à ce sujet, des chercheurs californiens firent absorber pendant un an et demi à 21 personnes âgées ne souffrant pas de démence sénile un supplément de curcumine, tandis qu’un groupe témoin avalait un placebo.Résultat de cette étude à petite échelle : à l’issue de ces recherches, celles qui avaient pris la curcumine enregistraient de meilleurs résultats à des tests d’attention et de mémoire. Des scanners du cerveau ont en outre montré que, chez elles, la quantité de plaques n’avait pas augmenté, et s’était même réduite dans certaines zones du cerveau. Chez le groupe ayant pris le placebo, tous les résultats étaient soit similaires, soit pires. Le curcuma pur utilisé dans les aliments est rapidement éliminé par l’organisme, mais utilisé avec du poivre noir, il est beaucoup mieux assimilé. Et bingo : la poudre de curry contient les deux. Les chercheurs font référence à une étude indienne indiquant que les personnes mangeant régulièrement du curry sont moins souvent atteintes de démence sénile.

“Effect of the apolipoprotein E genotype on cognitive change (…)”, Jama Neurology, 2018. / “Can exercise improve cognitive symptoms of alzheimer’s disease?”, Journal of the American Geriatrics Society, 2018. / “Memory and brain amyloid and tau effects of a bioavailable form of curcumin (…)”, American Journal of Geriatric Psychiatry, 2018.
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