| Publié le 24 mai 2019

4 conseils pour se débarrasser de son syndrome de l’imposteur

4 conseils pour se débarrasser de son syndrome de l’imposteur

4 min de lecture Ils ont fait de hautes études, sont compétents et réussissent, et pourtant ils ont peur qu’un beau jour tout le monde découvre qu’ils ne sont capables de rien. Ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur ne voient pas leurs propres qualités et minimisent chacun de leurs succès. Voici quatre conseils pour se débarrasser de ce vilain ressenti.

1 ÉCRIVEZ POUR ÊTRE PLUS FORT

Ces exercices d’écriture boosteront visiblement votre confiance en vous : CV d’elle ou de lui.

Rédigez un CV contenant tous vos diplômes, vos succès (au travail) et vos points forts. Écrivez à la troisième personne : Elle/Il a… et peut… Prendre ce genre de distance peut vous permettre de mieux cerner vos propres capacités. N’y parvenez-vous pas bien ? Ressortez de vieux rapports ou des comptes-rendus d’évaluation récents. Ou bien demandez à quelques amis ou collègues proches en qui vous avez confiance ce qu’ils estiment être vos points forts.

Carnet des compliments. Avez-vous reçu un compliment ? Ne le minimisez pas en disant : « Oh, ce n’était pas grand-chose », mais laissez-le intact en disant seulement, par exemple : « Merci, cela me fait plaisir. » Écrivez ensuite le compliment dans un carnet prévu à cet effet que vous porterez toujours sur vous. Notez-y chaque jour un compliment que vous vous adressez, portant sur quelque chose que vous avez bien fait ce jour-là. Au bout de six mois, vous aurez un carnet des compliments qui, comme le CV de l’exercice ci-dessus, vous aidera à jeter un regard plus réaliste sur vous-même.

2 CONNAISSEZ LES DÉCLENCHEURS

Les pensées d’imposture sont parfois davantage présentes dans certaines situations ; un nouvel emploi, une candidature, une présentation ou dans la cour de l’école de vos enfants, par exemple. C’est d’autant plus le cas lorsqu’un autre déclencheur survient, à cause duquel votre perroquet intérieur ne ferme plus le bec. Il peut s’agir de certaines personnes (votre collègue qui sait toujours tout, ce frère ou cette soeur irréprochable) ou de certains sujets (comme l’argent). Les contretemps qui menacent ou la vue de votre reflet peuvent aussi semer le doute en vous.

Gouverner, c’est prévoir : notez pendant quelque temps les moments ou les pensées d’imposture qui vous assaillent le plus. Quand vous savez d’avance que vous allez vous retrouver dans ce genre de situation, vous serez mieux à même de reconnaître ces pensées le moment venu. C’est nécessaire pour ensuite apprendre à les réprimer.

3 RESPIREZ POUR CLARIFIER VOS IDÉES

Êtes-vous au beau milieu du cercle vicieux de l’imposture et désirez-vous en sortir ? Vous avez déjà fait le pas le plus important : vous vous rendez compte de ce qui se passe. Cela ne veut toutefois pas dire que juste avant une date butoir ou autre situation difficile, votre esprit sera assez clair pour réconforter le perroquet sur votre épaule et lui dire que vous savez que vous en êtes capable. Pour clarifier vos idées, certaines choses peuvent vous aider, comme faire des exercices de respiration ou aller courir si vous en avez le temps. En prenant conscience de votre corps, vous détournez l’attention de vos pensées d’imposture.

En outre, bouger et respirer aident à vous relaxer. Si vous ouvrez ensuite votre carnet des compliments ou votre CV, vos propres qualités vous apparaîtront encore plus clairement.

CONFESSEZ LA “TRICHERIE”

Faites une liste des personnes que vous pensez avoir “bernées” dans votre vie. Imaginez ensuite que vous leur confessez la tricherie. Réfléchissez à un scénario réaliste de la façon dont elles réagiraient. Si vous expliquiez à votre supérieur hiérarchique que vous n’avez pas réussi un projet aussi bien qu’il le pense, dirait-il : « En effet, c’est bien ce que je pensais » ? Ou au contraire, éclaterait-il de rire ou serait-il peut-être même un peu fâché que vous doutiez de son opinion ? //

SOURCES, ENTRE AUTRES : Pauline Rose Clance, The impostor phenomenon; overcoming the fear that haunts your success, Peachtree Publishers, Bantam Books, 1985. Avec tous nos remerciements à Vréneli Stadelmaier et Nicoline van Roozendaal.
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