| Publié le 17 avril 2019

Apprendre à provoquer sa chance

Apprendre à provoquer sa chance

8 min de lecture Et si la chance ne dépendait pas du hasard ou des causes extérieures mais du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde ? Réputée “malchanceuse” depuis toujours, je me suis rendue à l’École de l’intuition à Paris pour y suivre un stage intitulé “Provoquez votre chance”.

La chance et moi, c’est un peu l’histoire du chat et de la souris.

Je ne peux pas dire que je n’en ai pas car elle a toujours été présente aux moments importants de ma vie. Mais concernant les petits rebondissements du quotidien, je suis souvent “la malchanceuse de service”. Cela fait d’ailleurs beaucoup rire mon entourage. « Tu ne connais pas la dernière d’Iris ? » Combien de fois ai-je entendu cette phrase !

Cela ne me dérange pas plus que cela, j’ai toujours une anecdote drôle ou insolite à raconter. J’ai d’ailleurs de nombreux bijoux et même un tatouage représentant des trèfles à quatre feuilles. Mais en y réfléchissant, je pense que je me suis, d’une certaine façon, “enfermée” dans ce rôle de malchanceuse. C’est un peu par hasard (quoique après avoir suivi ce stage, je dirais plutôt “par chance”) que je suis tombée sur IRIS, l’école de l’intuition. Ce clin d’œil à mon prénom m’a interpellée. Après avoir pris contact avec Marie-Estelle, l’une des formatrices, je suis donc inscrite pour la prochaine session du stage chance.

Guidée par la curiosité et malgré un soupçon d’appréhension, je me rends donc le jour J chez IRIS, rue de Charonne, à Paris.

Les autres élèves du stage ont tous l’air avenants et bienveillants, je me sens rapidement à l’aise au sein de ce petit groupe. Nos formateurs, Alexis Champion et Marie-Estelle Couval, nous font directement entrer dans le vif du sujet. « Faites attention à ce que vous voulez car vous l’aurez » : ce proverbe chinois, inscrit en grosses lettres sur l’écran derrière eux, résume bien le message de ce premier jour. « Tout démarre par la pensée, nous explique Alexis, plus précisément par une intention qui est une pensée dirigée vers un but. »

Il suffirait donc de penser pour consciemment provoquer un changement pour soi et pour autrui ? Cela me paraît quand même assez simpliste au premier abord, et pourtant… « tout ce qui est dit dans cette formation se base sur des études scientifiques ». Alexis nous en cite plusieurs, dont des expériences qui ont prouvé le pouvoir des placebos sur le corps en médecine (même lorsque le patient est conscient que c’est un placebo !)… Tout ceci pour nous amener à prendre conscience du pouvoir puissant de notre intention. Nos pensées et nos émotions peuvent donc influencer la réalité qui nous entoure, je trouve cela tout simplement incroyable.

La chance, une disposition d’esprit

Marie-Estelle prend ensuite le relais en nous demandant de sortir notre cahier de la chance. Nous devions en dénicher un qui nous parle, qui nous représente. Le mien arbore des couleurs pastel que j’affectionne particulièrement.
À l’intérieur, je vais coller ou écrire ce que je veux être, ce vers quoi je tends, mes rêves, les phrases qui me mettent dans un état d’esprit de chanceuse… Avec Alexandra, ma voisine, nous remarquons que des feutres aux senteurs fruités sont à notre disposition sur la table… et nous retombons en enfance quelques instants en nous amusant à sentir chaque parfum et à dessiner sur notre cahier.

Nous nous reconcentrons ensuite rapidement sur ce qui se passe dans la pièce ?
« Le chanceux est optimiste, vit l’instant présent, aime le changement, rencontre du monde, est un maître de l’intention… » Eh non, on ne devient pas chanceux en claquant des doigts ! Pour nous entraîner à aiguiser notre intuition (car c’est en associant notre intuition à notre capacité de percevoir que nous réussissons à provoquer la chance), nos formateurs nous proposent un nouvel exercice.

Nous nous retrouvons avec trois gobelets de couleurs différentes devant nous. Le but du jeu est de se laisser guider par son intuition pour savoir sous lequel un billet est caché. « Détachez-vous de votre mental, écoutez simplement votre corps, vos sensations… Vous pouvez mettre votre main au-dessus de chaque gobelet pour vous aider. » Tout cela me paraît encore un peu étrange mais je me lance. Mon premier réflexe aurait été de choisir le vert, ma couleur préférée, mais là c’est mon mental qui parle et non mon intuition…

Je me prête donc à l’exercice yeux fermés. Mon verdict final ? Le jaune ! J’ai l’impression que c’est ce que mon corps m’indique. Alexis nous dévoile alors le billet et, surprise, c’est bien le gobelet jaune. Je suis un peu déconcertée. Nous finissons la journée en apprenant qu’en percevant le monde et l’Univers de façon positive, nous allons provoquer l’apparition régulière de circonstances favorables à la chance. « La chance est une disposition d’esprit, plus vous serez optimiste, plus vous serez chanceux. Notre perception de l’existence et notre manière de l’aborder sont quatre fois plus importantes que les causes extérieures. »

Ces petits mots qui réchauffent le cœur

Le deuxième jour de stage arrive. Après un café matinal pris tous ensemble, Marie-Estelle nous demande de nous accrocher une feuille blanche dans le dos. Nous devons inscrire une qualité sur le dos de chaque participant avant de lire l’affiche devant tout le monde. Je suis touchée par ce qui est écrit sur la mienne : « Amusante, sympathique, sensible, souriante, mignonne, discrète… » Si nos pensées et attentes ont un impact sur nous et notre chance, il est important de réitérer régulièrement des affirmations positives dans notre tête pour augmenter notre confiance en nous. C’est effectivement un grand principe de la psychologie positive, mais je m’aperçois que je ne le mets pas forcément en pratique alors que cela ne me ferait pas de mal.

Je m’engage dans mon cahier de la chance à le faire quotidiennement. Car, comme le dit Marie-Estelle : « Le monde va confirmer notre état d’esprit. » Je termine cette dernière journée de stage en collant dans mon cahier de la chance les petits mots reçus anonymement (nous avions une “boîte à mots gentils” à disposition pendant toute la durée du stage). « Très contente de faire ta connaissance », « Aie confiance en toi, n’aie pas peur du regard des autres », « Tu es belle », « Que ta plume intuitive t’apporte chance et inspiration pour ton futur article »… toutes ces petites phrases me réchauffent tellement le cœur que j’en ai les yeux qui brillent. Je quitte IRIS avec mon cahier de la chance sous le bras et le langage corporel du chanceux : le sourire aux lèvres, les épaules relevées et la démarche énergique. // Texte : Iris Cazaubon – Photos : Gwladys Louiset

Plus d’informations sur : www.iris-ic.com

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