| Publié le 25 avril 2018

Catherine Gueguen : « La parentalité positive à l’adolescence est extrêmement importante »

Catherine Gueguen : « La parentalité positive à l’adolescence est extrêmement importante »

3 min de lecture Dans le dernier numéro de Psychologie positive, nous avons interviewé la pédiatre Catherine Guegen. Voici une question inédite pour notre site internet. Bonne lecture !

Psychologie positive : Comment la parentalité positive peut-elle aider les enfants dans cette période de fragilité qu’est l’adolescence ?

Catherine Gueguen : « Sarah Whittle, de l’université de Melbourne, travaille beaucoup sur le sujet du cerveau des adolescents. Il est en effet très fragile, très malléable, c’est pourquoi la parentalité positive à l’adolescence est extrêmement importante. Il faut savoir qu’il faut attendre l’âge de 25 ans pour que le cerveau arrive à maturité. Il y a un système qui s’appelle l’élagage synaptique qui opère pendant la petite enfance et à l’adolescence et qui élimine les synapses qui ne sont pas utilisées, c’est donc crucial que l’adolescent ait de bonnes influences pour qu’il garde ce qui est vraiment important pour lui. Il y a aussi, dans notre cerveau, ce qu’on appelle le “système de récompense” qui est totalement chamboulé à l’adolescence et qui fait que l’ado va être très sensible à toutes les conduites à risque. C’est pour cela qu’il va se mettre souvent en danger. Il faudrait que les adolescents sachent que le cannabis n’est pas anodin car il abîme leur cerveau.

« Dans notre cerveau, ce qu’on appelle le “système de récompense” est totalement chamboulé à l’adolescence »

Chez l’adulte, beaucoup moins, mais chez l’adolescent, les dommages peuvent être irréversibles. L’adolescence est donc une période d’expérimentation. Dans les conduites à risque, ce qui est dangereux, c’est que c’est le cortex préfrontal, qui nous permet de jauger la dangerosité et de peser le pour et le contre, n’est pas très fonctionnel entre 13 et 16 ans. Cependant, il faut dédramatiser cette période, 85 % des adolescences se passent très bien. Par contre, les ados ont besoin qu’on leur fasse confiance, ils ont besoin d’autonomie, d’expérimentations… Beaucoup parlent de “crise d’adolescence”. Pour moi, ce n’est pas une crise mais une étape : il est naturel à cet âge d’avoir besoin d’aller voir ailleurs que dans sa famille. C’est une période de recherche d’identité. »

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le numéro 19 de Psychologie positive.
Propos recueillis par Sophie Behr et Iris Cazaubon // Photos : Sylvain Gripoix

 

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