| Publié le 24 octobre 2017

Pourquoi sommes-nous attirés par le beau ?

Pourquoi sommes-nous attirés par le beau ?

3 min de lecture Pourquoi sommes-nous attirés par des théières charmantes et rebutés par d’autres que nous trouvons absolument hideuses ? C’est parce que le cerveau assimile naturellement les formes que nous trouvons belles.

On pourrait presque dire qu’il les digère sans peine. Certaines choses rencontrent l’approbation universelle, par exemple les formes symétriques et le nombre d’or, une proportion fixe qui était déjà utilisée pour les statues et les bâtiments dans la Grèce antique. On ignore encore pourquoi, mais les cellules grises de tous les êtres humains y sont réceptives. Ce que nous trouvons beau dépend aussi de notre expérience personnelle. Progressivement, nous trouvons plus beaux les objets et les images que nous voyons souvent, comme la couverture d’un best-seller, car notre cerveau s’y habitue.

Des chercheurs de l’University College de Londres ont découvert l’endroit du cerveau où nous ressentons la beauté. Ils ont montré différents types de sculptures à des sujets d’expérience. Les opinions sur ce qui était beau et laid pouvaient différer : mais lorsqu’une chose était considérée comme belle, c’était toujours la même partie du cerveau – située au-dessus des orbites, dans le cortex orbitofrontal – qui entrait en jeu. C’est une partie du cerveau très souple, que l’expérience modifie facilement. Cela explique pourquoi le sens de la beauté n’est pas fixé une fois pour toutes, mais se développe continuellement.

 

Pourquoi les enfants jouent-ils au conditionnel ?

Selon les psychologues généticiens, le conditionnel (« Tu ferais ceci et je répondrais cela ») permettrait aux enfants de montrer clairement, à eux-mêmes et aux autres, qu’ils font semblant. Ils sont à la fois acteurs et spectateurs de leur pièce de théâtre. On commence seulement à savoir pourquoi les enfants jouent à ce genre de jeux. Exercent-ils leur imagination et leur créativité ? C’est ce que supposent un grand nombre de scientifiques, mais rien n’est prouvé. Des recherches ont cependant démontré que “jouer à faire semblant” aide les enfants dans leur développement langagier et social et développe leur capacité à raconter des histoires.

Cette capacité peut sembler anodine, elle ne l’est pourtant pas. Les récits aident le cerveau à maîtriser le monde chaotique dans lequel nous vivons. Ils nous aident également à comprendre notre propre comportement ainsi que les motivations des autres. C’est un avantage incommensurable pour un animal aussi social que l’homme.

C’est pourquoi une partie singulièrement grande de notre cerveau – le réseau du mode par défaut (RMD) – travaille extrêmement dur lorsque nous racontons des histoires, que ce soit aux autres ou à nous-mêmes. Il est tout à fait possible que “jouer à faire semblant” serve surtout à exercer cette partie du cerveau.

Texte : Mark Mieras // Photo : Corbis

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