| Publié le 24 octobre 2017

Quel effet la musique produit-elle sur notre cerveau ?

Quel effet la musique produit-elle sur notre cerveau ?

3 min de lecture Un scanner cérébral permet de voir que la musique stimule le cerveau émotionnel. Pendant que vous appréciez la mélodie, deux centres s’activent en alternance. Le journaliste scientifique Mark Mieras décrypte notre cerveau.

Tout d’abord, le noyau caudé vous informe de l’importance de quelque chose. Ce sentiment de gravité survient le plus souvent au moment où la tension monte dans la musique. Une fois la tension retombée, le noyau accumbens, centre de l’euphorie, s’active ; il intervient dans toutes nos expériences satisfaisantes et réjouissantes. Et c’est ainsi que nous vivons la musique, par flambées d’émotions. Écouter de la musique s’apparente donc à une sorte de ballet émotionnel.

Quant à savoir pourquoi  les stimuli sonores musicaux suscitent en nous de telles émotions, contrairement, par exemple, au bourdonnement d’une vieille tondeuse rouillée, les scientifiques sont encore incapables de l’expliquer. D’aucuns avancent que la musique était la langue des premiers hommes, à l’instar de celle des oiseaux, et que nous utilisions jadis des sons et des rythmes pour séduire ou prévenir du danger.

Quoi qu’il en soit, la musique possède une signification universelle. Les peuplades les plus éloignées de nous, dont la musique est pourtant bien différente de la nôtre, perçoivent les émotions que recèle notre musique occidentale, et inversement.

 

Pourquoi n’ai-je aucun souvenir du temps où j’étais bébé ?

On observe une frontière assez nette autour de la troisième année, âge avant lequel il est très rare d’avoir des souvenirs.

C’est lors du processus de mémorisation qu’ils se volatiliseraient. Les souvenirs sont d’abord conservés ensemble dans l’hippocampe, une zone du cerveau qui est le lieu d’une étape intermédiaire dans notre mémorisation à long terme. Chaque souvenir étant composé d’innombrables éléments répartis entre les différents capteurs neurologiques, ils doivent être associés pour rester sauvegardés. C’est comme si l’hippocampe devait rassembler tout un troupeau de chevaux.

Les souvenirs les plus importants sont ensuite définitivement sauvegardés dans le cortex cérébral : pendant le sommeil, l’hippocampe active les souvenirs dans le cortex jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment ancrés. Il entraîne véritablement le cortex à les retenir.  Cela requiert de nombreuses nuits : les estimations vont de six semaines à un an, voire plus.

Or, chez les jeunes enfants, l’hippocampe est encore sujet à un mouvement intensif. D’innombrables cellules nerveuses s’ajoutent chaque jour et perturbent le tissu nerveux. C’est pourquoi les souvenirs se délitent avant d’avoir pu être bien fixés.

Source :  S. Josselyn, P. Frankland, “Infantile amnesia: A neurogenic hypothesis”, Learning & Memory, 2012.

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